Bonjour tout le monde !

J'arrive un peu comme une fleur c'est vrai. Ça fait un baille que j'ai pas mis à jour et encore plus longtemps que je n'avais pas écrit cette fic. On va pas se mentir hein, les mots ne venaient pas comme je le souhaitais, alors j'ai un peu mis la fic de côté.
Depuis quelques temps cependant, je nourrissais le projet de reprendre l'écriture de cette fiction, sans jamais vraiment me décider. Et cette après midi, je suis revenu faire un tour sur ce compte et j'ai eu l'agréable surprise de tomber sur deux commentaires : celui de Penelope (décidément toi, partout où tu passes je tombe amoureuse de tes commentaires) et celui de Lizzie (au passage j'ai suivi ton conseil sur la mis en page, puisque tu n'étais pas la première à me faire la remarque. J'espère que c'est mieux ainsi ;-) ). Merci à toutes les deux en tout cas, puisque vos commentaires m'ont donné envie de reprendre cette histoire. Je n'oublie pas - bien sûr - toutes les autres qui passent de temps en temps, sans forcément laisser leurs traces, et celles qui me lisent depuis le début. Merci <3.

Pour vous donner des nouvelles de la fic en elle même, j'ai décidé de modifier pas mal de truc. Pour vous, ça ne change strictement rien, c'est juste que l'histoire que j'avais imaginé... Ne me correspond plus tellement et ne me satisfait pas. Je suis donc en train de monter un autre scénario sur la base de ces trois premiers chapitres. Ce sera... Moins banal et moins enfantin que ce que j'avais imaginé. Ainsi, j'aurais moins l'impression de "bâcler" le sujet qui me tient le plus à coeur, à savoir l'amour qui peut exister à travers leur lien de gémellité. En fait j'ai tellement peur de 'salir" ce lien que je chéris tellement, en en faisant trop - ou pas assez - en axant trop sur les sentiments - ou sur le sexe - que je me pose beaucoup trop de questions sur cette fic et ça m'empêche souvent d'avancer.

Bref, tout ça pour vous dire, que je reprends la plume twincesteuse, et que je vous retrouve bientôt.
Kami-Chu qui vous aime <3.
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# Posté le dimanche 26 juillet 2009 16:50

Modifié le samedi 12 septembre 2009 10:36

Bonjour // Bonsoir & bienvenue sur le blog de cette fanfiction !


Cela fait longtemps que j'en lis, un moment que j'y pense ... Et je pense qu'il est venu pour moi le temps de me lancer dans ce monde d'exceptionnel du twincest.
Je ne congédierai pas les homophobes, les groupies et tout ceux et celles qui se font habituellement mettre à la porte des fictions de ce type. Au delà de l'aspect homosexuel et incestueux de la chose, je pense que l'amour entre deux personnes de la même famille (des frères en l'occurrence) et l'une des plus belles choses qui persistent sur cette Terre. L'expression de ce sentiment ne dépend que des personnes concernées, et de ce qu'elles souhaitent réellement.

J'ai choisi de baptiser simplement cette fiction. Elle portera le titre de : Liebe. Parce que même après recherche, je pense que l'amour est ce qui représente le mieux cette histoire.

Je préfère prévenir maintenant : je ne pense pas poster régulièrement et très souvent. Je ne suis ni une machine à écrire, ni un être sans sentiment. Il y aura certainement des moments où je n'aurais pas l'inspiration, d'autre où je n'aurais pas envie. Il y aura aussi des moments où je n'aurais pas le temps (plus nombreux). J'ai une vie à côté, d'autres centres d'intérêts, des amis et le tout le reste ... Vous pouvez donc venir régulièrement, me poster des commentaires mais n'attendez pas de moi une posteuse compulsive.

Pour ce qui est des questions, je répondrais à celles qui concernent la fiction où un chapitre en particulier, j'y répondrais au fur et à mesure des chapitres ou éventuellement sur un article entièrement consacré à cet objectif. Pour les questions sur tout autre chose (sur moi par exemple...), laissez un blog et je me ferais un plaisir de venir y répondre. Si vous n'en avez pas, laissez une adresse mail ou msn.

Kami-chu est l'auteur de nombreuses choses sur le net. Plus connu sous le simple patronyme de Kami, Kami-chu possède de nombreux blogs.
Kami-chu a écrit Profite de L'instant & plusieurs OS sur des forums THiens.

Toutes les personnes laissant un commentaire avec un lien vers un blog seront prévenues automatiquement à chaque nouveau chapitre. Si vous ne voulez pas être prévenu, il suffit de le dire.

Liebe débutera réellement, au plus tard, pour les vacances de la toussaint. Bonne lecture à tous et à toutes.


Tu peux donner ton avis sur ma fic : ICI et ICI



Kami-chu.

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 11:52

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 09:58

*

Même si je m'adresse pour l'instant qu'à Anne-So :


Bonsoir à toutes et à tous !


Je vous avez prévenue et je m'en excuse. Je vous avez promis le premier chapitre pour les vacances de la toussaint, et cela ne sera pas le cas. non pas que le chapitre n'avance pas, simplement il avance moins vite que prévu. J'ai la prétention de vouloir un chapitre parfait, pouvoir décrire avec la plus grande exactitude les sentiments et les émotions. J'ai l'immense prétention de vouloir créer le meilleur twincest qui soit. Alors j'essaye de bichonner chaque mot pour que chaque expression soit la meilleure possible.
J'espère sincèrement que cela vous plaira.
Bonne soirée... Euh non, nuit maintenant enfait! xD.

Kami-chu.

# Posté le mardi 04 novembre 2008 17:40

Modifié le mardi 04 novembre 2008 18:15

Je venais de taper l'intro du chapitre, et ce connard de skyblog m'a tout effacé >.< J'vais manger et je recommence -.-'

Reuh Coucou tout le monde =')!
[ Ouais, je sais, techniquement je vous ai pas encore dit bonjour, mais si skychosemachin m'avait gardé mon article, on en serait pas là ! ]

Braiphe ! (= Bref, hein!) Après un retard d'à peine une demi-semaine... Je suis enfin sur l'article du premier chapitre de Liebe (oh que d'émotions!). Je n'ai pas grand chose à dire, étant donné que c'est le premier! Globalement tout a été dit dans le premier article. J'attends réactions, questions & commentaires ;).

Bonne lecture, du moins je l'espère ( :


Chapitre 1 : Dans la Nuit.



Tom. Je viens de récupérer le journal de Bill. Quand on y pense, cela fait un moment que l'on fait ces échanges. Depuis qu'on est capable d'aligner trois mots, en fait. Au début, ce n'était que des petits messages qu'on s'adressait, souvent pour s'excuser après une dispute ou simplement pour se rappeler à quel point on tenait l'un à l'autre. Ces petits mots se sont transformés en lettres et, depuis que notre carrière a démarré, nous avons eu besoin de cahiers entiers. Nous en avons deux, et toutes les semaines environ, on se les échange. Il y a encore trois ans, on lisait tout ce que l'autre avait inscrit en ces pages la semaine précédente. On riait de ses réactions souvent identiques à celles qui nous étaient propres. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins systématique. Non pas que l'autre ne nous préoccupe plus, mais nous nous connaissons tellement que, souvent, ce n'est pas nécessaire : relire ce que nous avons compris il y a longtemps est inutile. Mais nous continuons néanmoins, parce que cette proximité d'écriture fait également partie de notre relation.
Nous sommes à deux heures du show de ce soir. J'avoue que j'ai oublié dans quelle ville on jouait. Probablement quelque part aux États Unis. Cela fait des mois que tout ne tourne qu'autour de ça : notre percée outre-atlantique. C'était très plaisant au début, les fans ici nous livraient une énergie débordante et complètement inespérée. Mais voilà plus d'un mois que nous y sommes et mon Allemagne natale me manque. Même le public est différent. Nous avons toujours dit que nous ne faisions pas de différences entre nos fans quelque soit leur pays d'origine. C'est faux. Nous avons tissé un lien avec le public européen que celui d'aucune ville américaine ne saurait égaler.
Bill, à mes côtés, a également le nez plongé dans son journal. En général, il écrit beaucoup plus que moi et il se sert ensuite de ses notes, quelques fois des miennes, pour écrire nos chansons.


Je me suis arrêté d'écrire plusieurs minutes pour l'observer. J'ai toujours beaucoup aimé le détailler : il dégage quelque chose de vraiment fascinant.
Nous n'avons que rarement des gestes d'affections l'un envers l'autre en public, et ça me manque énormément. Petits cela ne nous dérangeait pas, mais depuis plusieurs années, tout ceux qui ont assisté à ce genre de scènes nous ont confié par la suite que cela les mettait mal à l'aise. On essaye de s'abstenir désormais, même si ce n'est pas l'envie qui me manque, là, de le prendre dans mes bras. Il est le seul à pouvoir m'apporter calme et apaisement avant un concert. Mais il y avait une autre raison à cette envoûtement maladif et surtout complètement statique : il est très dangereux d'interrompre un Bill qui écrit, quel que soit la raison. Alors tous ses proches savent que le plus prudent est d'attendre patiemment qu'il finisse ... Ce qui explique plusieurs de nos retards sur les concerts. Me mettre en froid avec lui n'est pas quelque chose qui me serait très bénéfique, surtout en ce moment où j'ai grand besoin d'affection
.



[ ... ]


Tom. Je ne peux pas croire que l'on va jouer cette chanson ce soir... C'est complètement insensé ! Comment ont-ils pu l'annoncer en connaissant notre rapport avec elle? Nous avons déjà eu tant de mal à la jouer en Europe, ça nous mettait tellement mal à l'aise ! Mais nous avons fini par estimer que ce public méritait cette interprétation, ce public à qui on devait tout et qui nous apportait tellement.
Ce morceau n'aurait cependant jamais dû sortir des studios : mon frère l'avait écrit sur un coin de table, et j'avais composé pour lui pendant qu'il chantait. Cela nous arrive souvent de produire l'un pour l'autre quand on est seul mais ça ne va jamais plus loin. Ces créations sont généralement des effusions de sentiments éphémères, qui n'ont de valeurs qu'à nos yeux. Ce jour là cependant, David et Peter nous ont entendus, et ont absolument voulu intégrer le morceau à l'album.
Jouer In die Nacht, ce soir, en Amérique, pour moi ça n'a aucun sens.
Je suis bien décidé à lui en donné un.

[ ... ]


La salle est plongée dans l'obscurité. Les milliers de lumières crépitantes en éclairent le centre. On aperçoit pour l'instant que deux simples tabourets mais le public réclame déjà à gorges déployées les deux personnes annoncées. Annoncées sans leurs approbations certes, mais annoncées quand même et obligées de monter seules sur scène.
Ils apparaissent enfin, tout deux vêtus de blanc, comme deux étoiles jumelles du firmament. Très professionnel, Bill s'assoit sur son tabouret, de la même façon qu'il l'aurait fait dans n'importe quelle ville européenne. Son visage était cependant plus fermé, son expression portant davantage de neutralité. Tom considéra son assise différemment. Il y avait un bon mètre cinquante de séparation entre la sienne et celle de son frère. Beaucoup trop à son goût. Délaissant ses instruments pour le moment, le guitariste empoigna son tabouret qu'il laissa tomber juste aux côtés de Bill. Ce dernier leva un sourcil d'étonnement mais ne dit rien : le dreadé était assez grand pour gérer ses improvisations scéniques tout seul. Ce n'est que lorsque le brun croisa le regard de son double qu'il comprit. Ce n'était pas une nouvelle mise en scène imaginée par leur équipe, Tom agissait de son propre chef, de sa propre initiative bien qu'il ne sache pas les raisons qui l'incitaient à faire cela.
Lorsque le guitariste commença à faire chanter son instrument, le jeune chanteur fut parcouru d'un intense frisson glacé. Ce n'était pas désagréable et cela provoquait un bien-être inexpliqué chez le brun. La première note avait résonné dans sa poitrine comme la plus douce des mélodies.
Doucement le brun posa sa tempe sur l'épaule du dreadé en prenant bien soin de ne pas gêner ses mouvements. Devant lui il le savait, le public s'agitait, s'excitait littéralement. Chaque rapprochement fraternel provoquait toujours des réactions excessives, réactions que les jumeaux ne comprenaient pas. Mais pour vous dire la vérité, à cet instant, les deux frères s'en fichaient éperdument. Tom ressentait les pulsations cardiaques de son frères jusqu'au bout de ses doigts et Bill percevait avec précision le flux respiratoire du guitariste. Le c½ur du chanteur battait au rythme du tempo, chaque expiration de son frère caressait les notes qui planaient autour d'eux. Pour la première fois, In Die Nacht aurait un véritable sens sur scène, parce qu'ils la joueraient pour eux, uniquement pour leur double.

« In mir wird es langsam kalt ( En moi, tout devient entièrement froid )
Wie lang können wir beide hier noch sein ( Combien de temps encore pourrons être ici tout les deux ) »

Une délicieuse chair de poule hérissa chaque centimètre de la peau de Tom. Ils savouraient tout les deux ce moment de complicité, faux semblant d'intimité. Ils étaient certainement les deux personnes les plus heureuses en Europe... Que dis-je au monde, maintenant. Le rêve américain était une nouvelle étape de leur carrière. Mais ce n'était pas des milliers d'albums vendus et des dizaines de salles pleines supplémentaires qui leur garantirait une immortalité musicale. Pour combien de temps encore, étaient-ils ensemble sur scène?

« Bleib hier ( Reste ici )
Die Schatten wollen mich holen ( Les ombres veulent m'attraper ) »

Tom ferma doucement ses paupières. Il connaissait tellement ce morceau qu'il aurait pu le jouer entièrement les yeux fermés. Il laissait tomber le dernier masque, même si c'était contraire à tout ce qu'on lui avait toujours appris : ne jamais se montrer réellement, toujours mettre en avant son image médiatique. Pourtant ce soir, il laissait son côté le plus sombre l'envahir, celui qu'il avait toujours refoulé inconsciemment. Et personne n'aurait su décrire ce qu'il ressentait, ça en était trop bon, trop beau, pour être qualifié aussi grossièrement.

« Doch wenn wir gehen ( Et si nous partons )
Dann gehen wir nur zu zweit ( Alors partons seulement à deux ) »

Le chanteur envoya un léger coup de pied dans les chevilles de son guitariste. Regarde-moi, pensa-t-il. Leurs prunelles s'entremêlèrent. Depuis toujours chacune de leurs vies étaient étroitement tressées, liées dans les moindres méandres de leur passé. Quoi qu'il arrive, ils avanceraient ensemble, trébuchant de temps à autre, mais sachant toujours l'un comme l'autre, que même dans la nuit la plus sombre, il y aurait une main familière pour se relever... L'échange de leur regard se prolongea.
Si vous êtes heureux ensembles, alors partez tout les deux, petits anges. Partez, pendant qu'il en est encore temps.

« Du bist alles was ich bin ( Tu es tout ce que je suis )
Und alles was durch meine Adern fließt ( Et tout ce qui coule à travers mes veines ) »

Bill se redressa lentement. Il posa une main sur le bas de la cuisse de son frère. Ils avaient tout les deux les yeux fermés, la même expression peinte sur le visage. Au delà de leurs aspects physiques superficiels, c'était un être unique qui s'exprimait à travers le chant, la musique. A l'origine, une seule âme désassemblée. A la naissance, deux corps hôtes d'une essence identique. Tout ce qui caractérisait l'un, s'exprimait chez l'autre de manière différente. Ils étaient un tout, n'existant réellement que lorsque les deux parties étaient rassemblées.


La masse hurlante d'hormones féminines en ébullition était insoutenable. Elles auraient dû se taire, s'incliner devant un amour qui les dépassaient. Mais elle continuait à s'extasier, même face à la plus grande de leur ignorance. C'était peut être cela qu'elles cherchaient finalement, pouvoir imaginer ce qu'elles voulaient, même avec le peu de vérité qu'elles possédaient.

Avec les petites corrections de Magali, merci!





Et maintenant, je pars me cacher très très loin en réfléchissant occasionnellement au deuxième chapitre.

Bien à vous,

Kami-chu

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 12:26

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 14:09

Hallo Leute !


Non ce n'est pas le deuxième chapitre x_x' Juste son image illustratrice <3. Et son titre aussi :)
Je viens vous donner des nouvelles enfait! Ces deux derniers jours, j'ai eu l'écriture assez facile donc j'ai pu terminer la rédaction de la première partie du chapitre. Sans les retouches et finitions, cela va sans dire... Mais ça avance plutôt bien, je suis assez confiante. J'espère vous sortir le chapitre pour la fin du week-end, ou, au pire, mercredi prochain.

Merci à Anne-So, Marine et Karo, pour leur fidélité à mes fic's =D. Et particulièrement à Karo, qui lit Liebe, même si c'est un TWC.

J'vous liebe fort,

Kami-Chu.


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Bonsoir, Bonsoir !

La fin du week-end va sonner dans trois quarts d'heure [ >.< ] et je n'ai toujours pas de chapitre à vous servir x.X' Je viens cependant d'en terminer la seconde partie, et il ne m'en reste plus qu'une :). Je maintiens mon dernier délai pour mercredi soir, et j'espère m'y tenir. Danke pour votre patience.
Dès la publication du deuxième chapitre, j'irais m'inscrire sur des annuaires de fictions. Mes petites lectrices inconditionnelles auront peut-être de la compagnie.

Bonne semaine,

Kami-Chu.

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Guten Abend (ou 'n Abend, comme diraient si bien les jumeaux Kaulitz)

Je me suis fait violence pour poster aujourd'hui, et j'ai réussi. Après tout je vous l'avais promis, donc y'a pas de raison. Je ne m'étale pas, je suis fatiguée, à moitié malade, et j'ai plein de choses qui m'attendent demain. Dès que j'ai fini, je vais dodo.

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Chapitre 2 : Versprich' es.
(Promet cela)


Tom. Le concert est fini. Nous avons terminé par By your Side, comme à l'habitude, devant un public en pleure , beaucoup plus qu'à l'accoutumée, certainement à cause - ou grâce, je ne sais pas trop - du caractère très émotionnel de notre interprétation de In die Nacht. Je crois que c'était bien. Nous ne nous sommes pas quittés depuis la fin du morceau. Nous nous sommes tous vautrés dans les canapés dès le concert achevé mais Bill s'est allongé à mes côtés, laissant sa tête reposée sur l'une de mes cuisse. Sur l'autre, j'ai posé mon cahier, j'y écris distraitement. Il n'y fais pas attention, trop occupé à jouer avec le bout de mes dreads détachées. C'est étonnant de voir à quel point il peut avoir l'air enfantin par moment, comme s'il n'avait que partiellement grandi depuis nos débuts, il y a maintenant trois ans.
Son visage paraissait apaisé, ses yeux brillants. Comme après chaque concert, il semblait complètement détendu. Cette sérénité m'avait également envahi, dès notre premier contact physique. Mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer. Des voix s'élèvent du couloir, derrière la porte de notre loge. A l'évocation de mon prénom, puis de celui de Bill, ce dernier se redresse. Le panneau d'entrée s'ouvre à la volée.
Oh, oh...



[ ... ]


- Mais qu'est-ce que vous nous avez fait ?! NOUS ne vous avons JAMAIS appris à agir de la sorte ! Autant de sensibilité et de démonstration d'affection NE fait PAS parti de l'image de votre relation! Si nous avions su que vous ne désiriez QUE jouer l'un pour l'autre, nous vous aurions laisser dans VOTRE CAMPAGNE de Loitsche!
Peter explosait. De leurs quatre managers, il avait toujours été celui qui accordait le plus d'importance à leurs images respectives, à la parfaite maîtrise de leurs représentations médiatiques.
-Tom mais qu'est-ce qui t'as pris de changer de place ce PUTAIN DE TABOURET, poursuivit David. Tu SAIS que tout est calculé pour les jeux de lumières et la disposition des caméras! VOUS JOUEZ POUR VOTRE PUBLIC, MERDE !
Bill n'avait pas l'habitude de se laisser traiter comme un moins que rien, et encore moins lorsque son frère était rabaissé avec le même manque de considération. Il se leva, bouillonnant d'une colère qu'il peinait à maîtriser.
-Nous jouons toujours pour notre public, répondit-il la voix légèrement tremblante, mais le calme qu'elle conservait ne trompait personne. Nos fans adorent ça, nous le savons. Tu les as entendus, tu les as vu? Elles pleuraient toutes, avec ce sourire plein d'émotion. De quoi as-tu peur? Qu'elles aient tellement aimé qu'elles ne reviennent pas?
Le chanteur éclata d'un rire froid, terriblement faux. Tellement différent de celui qu'on lui connaissait. Les deux managers s'emportèrent. Ils s'étaient attendus à des explications, et éventuellement à des excuses, même s'ils savaient les jumeaux dotés d'une grande fierté, mais certainement pas à une rébellion qu'ils jugeaient complètement puérile.
-Tu te prends pour qui ?! Te crois-tu réellement supérieur à nous? Tu..., commença David. Mais Peter l'interrompit.
-Tu penses que tout vous est acquis? Tout vous est dû? Votre image ici, aux États-Unis, est complètement à construire. TOUS les médias vous attendent au tournant. Je ne m'inquiète pas pour vos fans, elles sont toutes assez stupides pour aimer ce qui émane de vous, quoi que vous fassiez!
Tom qui s'était tenu en retrait depuis le début ne put s'abstenir plus longtemps. S'en prendre à son petit frère et insulter leurs fans étaient les deux choses qu'il ne pouvait en aucun cas tolérer. Ni de leurs managers, ni de personne.
-Qu'est-ce qui vous arrive tout les deux? Vous avez peur? Les «grands chefs» vous mettent la pression?
Tom ricana devant les mines déconfites de ses deux ainés.
-Ne vous voulez pas la face, nous sommes savons que si nous plongeons, vous plongerez avec nous. Vous n'avez rien produit de concluant depuis des années, tout le monde le sait. Nous sommes votre dernière chance en quelque sorte. Nous échouons, vous êtes virés.
Le guitariste marqua une pause, pour donner plus d'impact à ses paroles.
-Nous ne vous devons rien. Vous signez nos chansons juste pour faire illusion de votre indispensabilité, en réalité c'est Bill les écrit toutes. Georg, Gustav et moi qui en composons toutes les mélodies. Pour la musique, vous nous êtes d'aucune utilité et sur le plan du management, je doute que vous soyez les meilleurs. Vous n'êtes pas irremplaçables.
Tom enfila son sweat, Bill attrapa son sac. Ils quittèrent la pièce en laissant derrière eux un silence gêné, pesant de vérité.


[ ... ]


Bill. Nous ne sommes rentrés qu'à deux après notre altercation avec les managers. Tom a libéré le chauffeur et a pris le volant de la Cadillac. Pas de problème d'adaptation, il a la même à la maison. Tellement lointaine notre maison mine de rien... Un trajet de vingt minutes dont quinze coincés dans les embouteillages, une galère pour Tom qui ne supporte pas ça. Nous n'avons pas échangé un mot, il n'a pas eu un geste à mon égard. De longues minutes passées à observer un Tom distant, pour une raison que j'ignore. Il a confié les clés à un portier, nous sommes montés côte à côte dans l'ascenseur. Il a rejoint seul sa chambre. Toujours sans aucune parole. Je ne supporte pas ça. Il faut que j'aille le voir.
...
Non, il ne faut pas. Tom va venir. Je le sais, je le sens. Même si ce silence m'obsède. Ce silence plus émotionnel qu'oral, d'ailleurs. C'est étrange, je ne ressens plus rien émanant de lui. Comme devenu complètement sourd. Et s'il... Non, c'est impossible. Dans ce cas, j'aurais ressenti quelque chose. Très, très fortement.
C'est terriblement frustrant. De connaître à la perfection les moindres méandres de notre relation, d'en sentir la moindre évolution et de ne trouver aucun mot assez puissant, assez complexe pour définir cela. Et me voilà handicapé, amputé de mon sens le plus précieux. Ce vide me fait mal à la tête. Un monde entier devenu muet.

Je suis sorti prendre l'air sur le petit balcon de la suite. Impossible de rester dans ma chambre. Trop confiné, j'étouffe.
Je pose mon cahier sur la barrière qui me sépare du vide. Au delà, quinze étages de vide. 'Manquerait plus qu'il tombe tiens. J'imagine d'ici les gros titres des journaux demain matin : « Les frères Kaulitz : ils disent tout sur leur intimité ! ». Adieu jolie carrière, décès des rêves de toute une vie. Comme quoi une existence, ça ne tient pas à grand chose.
J'attrape le paquet de cigarette qui est resté posé sur la petite table d'extérieure, en porte une à mes lèvres. Avec un geste précis, je fais apparaître une étincelle qui allume mon bâtonnet de nicotine. Quelques taffs plus tard, je me sens un peu plus détendu. Tom ne m'est pas complètement sorti de la tête, mais disons que j'envisage la situation moins tragiquement. Notre « connexion » ne peut pas s'être complètement éteinte. Il faut juste que je laisse le temps à Tom de venir s'expliquer. Rien de grave.
C'est ça Bill, persuade toi que tu n'es pas en train de mourir d'inquiétude.
Putaiiiiiiiiiin >.<

Retour dans ma chambre. J'ai envoyé valser mes fringues, puis je me suis étalé en boxer dans mon lit. Pire qu'un enfant la veille de Noël, je suis incapable de rester en place. Mon regard s'est posé sur l'horloge en face du lit. Il est plus d'une heure du matin. La moitié de l'hôtel doit avoir rejoint le pays des rêves... Ou des cauchemars, c'est tout à chacun. Je n'entends rien en provenance du couloir, ou même des chambres voisines. Si Tom se décide à venir je l'entendrais à des kilomètres. De toute façon nos deux chambres se situent au bout du couloir, personne ne vient jamais jusque là. Nous nous trouvons après tout, chambres, ascenseur et même escaliers de secours. Autant dire que nous ne sommes pas souvent dérangés.
Mes yeux sont toujours fixés sur les aiguilles de la pendule. Les minutes s'égrainent une à une sur le chemin du temps. Il m'a fallu attendre presque un quart d'heure pour que ce silence quasi-religieux soit brisé.
Une porte qu'on ouvre, puis qu'on referme. Sept petits pas sur une moquette feutrée. Six coups secs frappés contre le panneau de ma porte.
Il est venu.


[ ... ]


Le guitariste s'arrêta sur le pas de la porte. Il observa son frère longuement, complètement immobile. Faire un geste était équivalent à faire une erreur. Une bêtise qu'il rêvait de commettre mais qu'il regretterait dès l'instant où il l'aurait exécutée. Un souhait encore un peu flou, qui prenait chaque seconde une emprise un peu plus importante sur sa raison mais dont il s'interdisait la pensée : il ne pouvait pas, il ne devait pas. Impossible, voilà tout.
Les pupilles du dreadé courraient sur le corps de l'androgyne. Ses longueurs brunes sublimaient la blancheur laiteuse de sa peau. Des membres longs, très fins, tellement délicats qu'ils semblaient d'une fragilité de cristal. La première image qui venait à n'importe qui en le regardant ainsi était celle de l'ange déchu. Il en avait toutes les caractéristiques, tous les stéréotypes. On avait du mal à ne pas croire à la caricature, mais une caricature tellement belle qu'elle en était quasiment parfaite.
-Un problème Tom?
Le concerné mit quelques temps à comprendre que c'était à lui qu'on s'adressait. Quelques secondes supplémentaires lui furent nécessaires pour choisir sa réponse. Tout nier? Avouer ce qu'il ressentait? Laisser son frère tâtonner et poser des questions?
-Ça se pourrait bien...
La nuit promettait d'être longue.
-Allez viens.
Avec des gestes extrêmement lents, Tom vint s'allonger aux côtés de son frère. Il évita cependant tout contact, de peur de tout gâcher. Gâcher leur dix-huit années d'existence, de complicité et d'amour.
-Explique moi...
-Je crains que ce soit un peu compliqué.
Le jeune guitariste marqua une pause, cherchant les bons mots, n'en trouvant aucun. Y avait-il une langue, quelque part dans le monde, capable d'exprimer ce qu'il ressentait à cet instant? Le dreadé en doutait, et pourtant, Dieu seul sait que les expressions et nuances linguistiques sont nombreuses et complexes.
-Tu ne ressens rien? demanda-t-il.
-Absolument rien.
Tom se renfrogna. C'était beaucoup plus difficile que ce qu'il avait imaginé là bas, seul dans sa chambre. Mais au fond, voulait-il vraiment lui avouer?
-Peux-tu me promettre de toujours rester à mes côtés, d'être là quand j'ai besoin de toi, de jamais me faire souffrir... Et cela pour toujours?
Le chanteur lui lança un regard interrogateur. Il en avait toujours été ainsi, pourquoi cela devrait changer maintenant?
Peut-être parce que Tom changeait lui-même, qu'il n'était plus sûr de la stabilité de leur relation et surtout qu'il a besoin d'être rassuré.
-Versprich' es, Bill. (Promet cela, Bill.)
Le brun ne parvient peut-être pas encore à saisir ce que son frère ressent, mais il sait encore lui apporter ce dont il a besoin. Alors il lui prend la main, et entremêle doucement leurs doigts. Et même si Tom ne le repousse pas, il a peur, extrêmement peur. De quoi, il n'en sait toujours rien. Mais pour l'instant il est bien, et après tout c'est tout ce qui compte.
-Ich verspreche dir das. (Je te le promets.)

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Kami-Chu, noch ein mal.

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 16:29

Modifié le jeudi 26 mars 2009 08:54

Hello la Populasse !


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Non, je ne suis pas morte ... { C'est dommage, hein avouez! } Juste très peu inspirée par cette fiction en ce moment =/. Il me manquait juste le titre du chapitre pour vous présenter le blender, et il vient de me tomber dessus comme par enchantement, juste ce qu'il me fallait =D. Donc le troisième chapitre s'intitulera : « Être avec Toi ». Les choses commencent doucement à se profiler.

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Je remercie toutes les personnes qui ont laissé un commentaire sur le chapitre précédent, elles seront, bien entendu, prévenues dès la publication du nouveau chapitre.

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Je vous souhaite, en attendant, de bonnes (fin) de vacances pour tous ceux qui ont déjà la chance d'y être et bon courage pour les autres !

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Bisous,


Kami-Chu.


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Halloha everybody !


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Vous (avez) passez (passé) de bonne vacances? On va dire que j'ai connu mieux, même s'il y a pire.
L'inspiration est revenue ! Lentement, mais sûrement. Ce sera fini avant la fin de la semaine normalement.
C'est juste pour vous dire que ça avance, ne désespérez pas!

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Merci pour les quelques visites quotidiennes. Ça peut paraître peu pour certains mais pour moi c'est déjà beaucoup, alors merci (L).


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Bonne soirée,

Kami-Chu.

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Et voilà le chapitre, comme prévu!

Bonne lecture.


Chapitre 3 : Être avec toi.


Le soleil illuminait la chambre à travers les rideaux pourpres. Les deux frères étaient allongés chacun sur l'un des côtés du lit, leurs doigts s'effleurant à peine. Le blond était encore plongé dans le sommeil, alors que la respiration du brun se faisait moins profonde, annonçant son réveil prochain. Ses paupières papillonnèrent quelques instants, puis il ouvrit complètement les yeux, accrochant son regard aux baldaquins en soie du lit. C'était magnifique mais il ne s'en émerveillait même plus : le luxe, le raffinement, il y était habitué. Désireux de ne pas précipiter son levé, Bill tourna la tête et observa son frère encore profondément endormi. La nuit n'avait pas était très instructive, ils n'avaient échangé que peu de paroles, n'avaient pas beaucoup dormi. Tout deux avaient préféré privilégier un contact physique et affectif, beaucoup plus rassurant.
Bill se leva, recouvrant son frère de la couette qui lui était désormais inutile. Il s'étira et enfila à un bas de sur-vêtement, qui, a en jugé la largeur, devait appartenir au dreadé. Lorsqu'il consulta son téléphone portable, celui-ci contenait une dizaine de messages vocaux. Il les écouta un à un, perdant patience au milieu. Les cinq premiers étaient des propositions de promotions pour des choses diverses et variées provenant de contacts professionnels, qu'il effaça avant d'en avoir entendu la fin. Les suivants étaient de leurs managers, les incendiant une nouvelle fois, puis s'excusant, et enfin en leur rappelant leur emploi du temps du jour. Lorsqu'il raccrocha, Bill vérifia l'heure, et, comme il n'était que neuf heure et demi, décida qu'il pouvait laisser son frère dans les bras de Morphée avant les premiers rendez-vous, en début d'après midi.
L'androgyne se dirigeait vers la salle de bain, sans prêter grande attention à savoir où et sur quoi il marchait exactement, quand il atterri la tête la première dans un sac de voyage grand ouvert.
-Fucking shit, lâcha-t-il quand il comprit ce qui venait de lui arriver.
Il se releva tant bien que mal en se désolant de constater que, même les injures, il avait pris le pli de les cracher en anglais.
- Scheiß Land ! (Pays de merde!), reprit-il, en s'appliquant à utiliser sa langue maternelle.
-Un problème Bill?
L'intéressé se retourna, découvrant son frère légèrement redressé dans son lit, l'air encore totalement endormi. Avec ses conneries, il avait réussi à le réveiller, ce qui, entre nous, n'était pas une mince affaire.
-Pas grand chose, je règle quelques différents avec ton sac et les États-Unis d'Amérique.
-Si ce n'est que ça... J'ai cru un instant que tu étais devenu fou, et que tu parlais tout seul.
Ils rirent tous les deux. Un peu.
-Rendors toi, il est encore tôt, fit doucement le brun.
-Inutile, je crois que je n'en ai pas envie. Cela fait longtemps que je n'ai pas aussi bien dormi.
Le dreadé se redressa un peu, s'asseyant complètement dans son lit. Il fronça les sourcils :
-Qu'as-tu dans la main?
-Euh... Quelque chose qui a eu la chance d'échapper à l'écrasement de mon postérieur...
-Ton postérieur inexistant, ouais! le coupa Tom en riant.
Bill eu un faible sourire mais ne partagea pas l'hilarité de son frère. Il venait de prendre conscience de ce qu'il tenait réellement dans la main. C'était une photo, de la taille d'une carte postale, prise il y a deçà trois ans, lors de leur premier shooting. Le cliché avait vieilli cela ne faisait aucun doute, il avait beaucoup voyagé, aussi. Mais le regard identique des deux adolescents était déjà tellement profond, et leurs sourires portaient tellement de malice. Qu'il était aisé de se perdre dans un souvenir innocent! Mais le c½ur du jeune androgyne se serra lorsque ses yeux se posèrent sur le coin inférieur droit de la photo. En août 2005, il y avait tracé quelques mots, destinés à leur seizième anniversaire, un mois plus tard. Une fine chaine en argent, que Tom portait toujours, dissimulé sous ses grands t-shirts, avait accompagné son message : « Tom und Bill für immer. Ich liebe dich. ». C'était la déclaration la plus simple, et la plus sincère qu'il pouvait lui faire. Tom et lui, pour toujours. Il l'aimait. Et il l'avait trop longtemps négligé.
-J'ignorais que tu l'avais gardée, chuchota-t-il, en retournant la photographie.
-Elle a toujours été très importante pour moi, il m'est impossible de la quitter.
Bill examina minutieusement son frère. Il aurait tellement voulu pouvoir le protéger, l'aider du mieux qu'il pouvait mais il ne parvenait même pas à définir ce qui le menaçait. Le changement qui s'opérait en Tom semblait être plaisant, pour le blond comme le brun, mais aucun d'eux ne savait si c'était réellement bon.
-Tom... Tu me dirais s'il y avait quelque chose qui n'allait pas, n'est-ce pas?
-Ça va, ne t'inquiète pas pour moi, répondit Tom en tentant un faible sourire.
-Tu sais bien que c'est impossible, mon premier souci a toujours été ton bien-être.
Ce fut au tour de Tom de détailler son frère. Bill était tellement gentil et, un jour, cette gentillesse se retournerait contre lui, et le perdrait. Peut être. Plus tôt qu'ils ne le pensaient tous les deux.
-Merci Bill.



[ ... ]



Les jets d'eau s'écrasaient sur les épaules du jeune chanteur et éclaboussaient son torse, ses abdominaux puis ses hanches. La cabine de douche offrait toutes les options d'un centre de massage mais Bill ne prenait même pas la peine de s'en servir. Tout cela avait cessez de l'amusez. S'il pouvait tout recommencer, où serait-il aujourd'hui? « Certainement pas ici », pensa-t-il amèrement. Il dormirait encore, son frère à ses côtés, en savourant leurs derniers jours de vacances scolaires, avant la rentrée. Peut-être aurait-il eu une petite appréhension pour sa première année en faculté. Au lieu de cela, il était là, sous une douche qui valait au moins sept fois le revenu mensuel d'un européen moyen. Il attendait la fin d'une année qui n'arriverait sans doutes jamais. 2007 avait filé à une vitesse extravagante, 2008 semblait s'échapper de la même manière. Il fut soudain frappé par la réalité de son existence. En réalisant ses rêves, il avait perdu l'unique chose qu'il pensait acquise : la proximité qu'il entretenait depuis toujours avec son frère.

FLASH BACK


-Je n'peux pas... Je ne peux pas ! Je n'y arriverais jamais!

Bill. Zurich, Suisse. 29 novembre 2005. Tom est en train de perdre ses moyens. Pour notre premier concert en tant que Tokio Hotel, notre première représentation de l'album Schrei, Tom sera incapable de jouer. Admirez le terrible concours de circonstances! Nous en rêvons depuis des années, et maintenant que cela se présente, le stress paralyse Tom et le rend capable de rien ! ... J'essaye d'en rire mais son angoisse a également pris place dans mon corps. Elle palpite dans mes veines, acidifie mon oxygène et assèche ma bouche. En vérité, elle me fait plus mal que si elle avait été mienne. Étrangement, je ne la ressens pas. J'ignore si vous avez déjà vécu cela. Cette montée en adrénaline exponentielle qui n'explose qu'à son apogée. C'est alors que se produit un phénomène extraordinaire : une seconde naissance s'offre à vous, et alors, vous vous sentez vivre.

-C'est au dessus de mes forces, je ne peux pas y arriver Bill, tu le sais, tu me connais bien.
-Je te connais Tom, et c'est justement pour cela que je sais que tu peux le faire.
-Non...
-S'il y a quelqu'un qui est capable de monter sur scène ce soir et d'émouvoir tout le public jusqu'aux larmes, c'est toi, Tom. Souviens-toi hier soir à l'hôtel, Tomi. Tu ne peux pas savoir tout ce que tu m'as fait ressentir en jouant.
-Il n'y avait que toi, à ce moment là.
-Je serais là.
Le dreadé enfoui sa tête dans les bras ouverts de son frère. Plus que jamais il semblait flotter dans ses vêtements trop grands. Le brun resserra son étreinte autour du corps tremblant de son jumeau.
-Ça va aller Tom. Viens, j'ai quelque chose à te montrer.
Ensemble, ils traversèrent les quelques couloirs qui formaient les coulisses, et s'arrêtèrent devant une porte. Intrigué, Tom demanda :
-Bill? Qu'est-ce que ...
-Écoute.
Il n'était pas difficile de percevoir ce que Bill voulait faire entendre à son frère. Au delà de du panneau gris, il ne semblait y avoir qu'une chose : des cris. Même d'ici, ils procuraient d'agréables frissons au chanteur. Il en était convaincu, ce pour quoi il était né se tenait derrière cette porte. Le public, son public. Ses fans.
-Écoute-les, reprit-il.
Les centaines de cris s'étaient mués en une seule voix :
-Wir wollen Tokio Hotel ! Wir wollen Tokio Hotel !
Le brun sourit, le blond lui lança un regard interrogateur.
-N'est-ce pas ce pour quoi nous nous battons depuis des mois, des années? N'est-ce pas ce à quoi nous rêvons depuis toujours? Je sais que tu peux le faire, non pas parce nous en sommes obligés, mais parce que c'est ce dont nous avons envie depuis que nous sommes gamins.
Deux larmes roulèrent sur les joues encore trop rondes du guitariste. Malgré ses seize ans, le jeune dreadé avait gardé ses traits d'enfant. Ce qu'il était encore un peu, finalement. A l'âge où certain continuent à être terrifié par la présentation d'un exposé devant une classe de trente élèves, lui s'apprêtait à entamer une carrière où il serait amené à se produire devant des centaines de milliers de personnes, à être épier dans ses moindres faits et gestes, à subir un pression constante,... Comprenez-vous qu'il puisse ressentir une once d'angoisse à l'idée de faire ses premiers pas dans un tel monde?
Du bout de l'index, le chanteur recueillit l'une des deux larmes sur la joue droite de son guitariste. Puis doucement, légèrement, très lentement, il effaça la deuxième perle de chagrin du visage du dreadé par un baiser. Tom frissonna... Et s'effondra dans les bras de son frère.
-Qu'importe où nous serons demain, dans cinq, dix ou quinze ans. Qu'importe ce que nous devenons, tu n'as pas à avoir peur, parce que je suis là mon Tomi.
Bill serra le corps de son jumeau contre le sien. Très fort. Pour ne jamais qu'on le lui enlève. Pour ne jamais le perdre.
-Allez les garçons, on se dépêche, ça va être à vous! Il faut vous équiper!


FIN DU FLASH BACK


Tom. ... Au fond je ne désire que ça. Être avec toi.

Le guitariste lâcha son stylo. Il venait de rédiger plusieurs pages manuscrites. Mais ses mots palpitaient encore, alourdis par le poids de la confession qu'ils venaient de délivrer.



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Et voilà, je vais prévenir tout le monde!
A bientôt,

Kami-Chu.

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 10:42

Modifié le vendredi 27 février 2009 15:35



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Wah wah wah... A peine une heure après avoir posté mon nouveau chapitre, me voici avec 8 commentaires en plus. Ce n'est pas comme si j'étais habituée à avoir plus de trois lectrices fidèles... En voyant vos super commentaires, je me suis dit que j'étais obligée de vous répondre. Alors voilà, un article spécialement pour mes premières lectrices, en espérant qu'il y en ai beaucoup d'autres !

Cokee-light > Merci beaucoup *-*! Il ne suffit pas de beaucoup de choses pour me faire plaisir : une citation, quelques mots d'analyse diablement gentil et ... C'est tout ! Merci encore, et ne t'inquiète pas, tu seras prévenue, comme tout ceux qui poste au moins un commentaire sur le dernier chapitre ='). Bisous.

Ma Anne-So <333. > Tu sais combien j'aime tes commentaires. Et combien je t'aime toi (L). Tes compliments me font d'autant plus plaisir que je connais ton talent pour l'écriture. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un grand honneur mais presque =). Enfin tu me comprends, j'espère =/. J'aime beaucoup tes petits commentaires sur les morceaux de phrases ou sur des extraits plus grand. Ça me permet de voir si j'ai suscité l'effet escompté et, en général, toi tu réagis toujours comme il faut 8D! Tu devines même à l'avance des fois, c'est frustrant >_<". Pour ce qu'il y ait du petit mot de la photo, tu as raison c'est très simpliste. J'ai essayé de trouver plus "recherché" mais je me suis dit que le plus simple serait le mieux dans ce contexte. Le « Je t'aime pour toujours » est tellement fort que je pense que Bill ne pouvait rien dire d'autre, ni ajouter quoique ce soit. Pour la remontée dans le temps jusqu'à novembre 2005, je n'ai pas retrouvé des vidéos de ce concert, donc impossible de m'en imprégner pour écrire, mais je pense que, vu la rapidité avec laquelle ils ont engendrer toute cette folie, dès le premier concert ça devait être comme on a toujours connu. C'est-à-dire des cris, une énergie qui nous transporte loin, des « Wir wollen Tokio Hotel », etc, etc. Etrangement, j'apprécie aussi la fin. Enfait au début, au lieu de faire ce flash back, j'avais prévu de faire parler Tom à travers son journal. Et pusi les mots ne venaient pas, j'arrivais pas à lui faire dire ce que je voulais. J'ai alors transféré tout ce que je voulais dire dans le flash back : l'angoisse de Tom qui se répercute sur Bill, la complicité regrettée et perdue par les jumeaux, et les prémices de leur relation fusionnelle et hors norme, avec ce baiser certes très tendre à l'époque mais qui peut être vu comme terriblement sensuel (la preuve, on a à peut-près la même scène entre Tiphaine et Tom dans PDLI). Encore merci pour tes commentaires, grâce à eux, j'arrive même à auto-analyser mes techniques d'écritures et avec ça, je ne peux que m'améliorer. Je t'aime <3.

30-02 > Merci beaucoup, même si, personnellement, je trouve ça + triste que beau. Mais après tout les deux ne sont pas incompatible. Merci encore =).

du-bist-verloren > Je suis désolée, il est vrai que je ne progresse pas vite dans cette fic'. Mais j'écris beaucoup de chose en même temps, du coup comme j'essaye d'équilibrer, les délais sont parfois très longs. Si on ajoute à ça le manque d'inspiration, ça n'arrange rien. Merci néanmoins de revenir me lire :), tu seras prévenue, ne t'inquiète pas =).


S'il y a (par bonheur!) de nouveaux commentaires sur le chapitre 3, les réponses seront éditées à la suite de cet article. Pour les chapitres suivant je ferais certainement d'autres articles spécialisés.

Merci encore à toutes pour vos visites, vos commentaires, votre fidélité et tout le soutient que vous m'apportez grâce à tous vos compliments et vos critiques.

# Posté le vendredi 27 février 2009 16:12

Modifié le vendredi 27 février 2009 17:08

Salutations (jeunes) lectrices & (lecteurs?) !


Euuuh... Je pense que vous commencez à comprendre? Les délais inter-chapitres sont (vraiment) très (très) longs. En premier lieu (et parce que c'est le plus important!), je tiens à vous remerciez encore une fois pour les commentaires sur le dernier chapitre et les quelques visites quotidiennes (& régulières!). Ça peut paraître un peu con, et très peu, mais c'est toujours un immense (& réel) plaisir d'attendre vos réactions, de les lire et d'y répondre le plus sincèrement possible. Libre à vous de me prendre pour une hypocrite, l'écriture est surement la seule chose dans laquelle je suis sincère.

Bref!
Ceci étant fait, je vais pouvoir passer à autre chose.
Je vous épargne le 3615 code mylife, mis à part que j'ai eu un lundi de merde! Passons.

Le chapitre!
J'ai eu une période de vide d'écritation (du verbe écritationner, oui oui !). J'ai carrrément flipper de voir tout ce blanc devant moi. Genre j'avais plus rien à écrire, plus rien à (essayer!) de faire passer, j'ai failli retourner en S ... =O (ouais, non faut quand même pas pousser!) Et là PAF! il y a deux jours re-éclair d'inspiration qui vire même philosophique (ouais la philo c'est mon trip d'écriture en ce moment) et donc j'ai plutôt (pas mal) entamer ce chapitre, j'espère donc pouvoir l'achever rapidement ! (Dans un même temps j'ai quatre livres à lire en quinze jours + des épreuves type bac dans quinze jours donc bon!).

Je crois que c'est tout pour le moment, je reviendrais si vous avez besoin de savoir autre chose. De même si vous avez des questions/critiques/ou tout autre chose, surtout n'hésitez pas !

Amicalement vôtre,

Kami-chu.
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# Posté le mardi 24 mars 2009 18:16

Modifié le mercredi 25 mars 2009 10:56