Hello la Populasse !
___Non, je ne suis pas morte ...
{ C'est dommage, hein avouez! } Juste très peu inspirée par cette fiction en ce moment =/. Il me manquait juste le titre du chapitre pour vous présenter le blender, et il vient de me tomber dessus comme par enchantement, juste ce qu'il me fallait =D. Donc le troisième chapitre s'intitulera :
« Être avec Toi ». Les choses commencent doucement à se profiler.
___Je remercie toutes les personnes qui ont laissé un commentaire sur le chapitre précédent, elles seront, bien entendu, prévenues dès la publication du nouveau chapitre.
___Je vous souhaite, en attendant, de bonnes (fin) de vacances pour tous ceux qui ont déjà la chance d'y être et bon courage pour les autres !
______ Bisous,
Kami-Chu.
___
Halloha everybody !
______Vous (avez) passez (passé) de bonne vacances? On va dire que j'ai connu mieux, même s'il y a pire.
L'inspiration est revenue ! Lentement, mais sûrement. Ce sera fini avant la fin de la semaine normalement.
C'est juste pour vous dire que ça avance, ne désespérez pas!
______Merci pour les quelques visites quotidiennes. Ça peut paraître peu pour certains mais pour moi c'est déjà beaucoup, alors merci (L).
______Bonne soirée,
Kami-Chu.
___
Et voilà le chapitre, comme prévu!
Bonne lecture.
Chapitre 3 : Être avec toi.
Le soleil illuminait la chambre à travers les rideaux pourpres. Les deux frères étaient allongés chacun sur l'un des côtés du lit, leurs doigts s'effleurant à peine. Le blond était encore plongé dans le sommeil, alors que la respiration du brun se faisait moins profonde, annonçant son réveil prochain. Ses paupières papillonnèrent quelques instants, puis il ouvrit complètement les yeux, accrochant son regard aux baldaquins en soie du lit. C'était magnifique mais il ne s'en émerveillait même plus : le luxe, le raffinement, il y était habitué. Désireux de ne pas précipiter son levé, Bill tourna la tête et observa son frère encore profondément endormi. La nuit n'avait pas était très instructive, ils n'avaient échangé que peu de paroles, n'avaient pas beaucoup dormi. Tout deux avaient préféré privilégier un contact physique et affectif, beaucoup plus rassurant.
Bill se leva, recouvrant son frère de la couette qui lui était désormais inutile. Il s'étira et enfila à un bas de sur-vêtement, qui, a en jugé la largeur, devait appartenir au dreadé. Lorsqu'il consulta son téléphone portable, celui-ci contenait une dizaine de messages vocaux. Il les écouta un à un, perdant patience au milieu. Les cinq premiers étaient des propositions de promotions pour des choses diverses et variées provenant de contacts professionnels, qu'il effaça avant d'en avoir entendu la fin. Les suivants étaient de leurs managers, les incendiant une nouvelle fois, puis s'excusant, et enfin en leur rappelant leur emploi du temps du jour. Lorsqu'il raccrocha, Bill vérifia l'heure, et, comme il n'était que neuf heure et demi, décida qu'il pouvait laisser son frère dans les bras de Morphée avant les premiers rendez-vous, en début d'après midi.
L'androgyne se dirigeait vers la salle de bain, sans prêter grande attention à savoir où et sur quoi il marchait exactement, quand il atterri la tête la première dans un sac de voyage grand ouvert.
-Fucking shit, lâcha-t-il quand il comprit ce qui venait de lui arriver.
Il se releva tant bien que mal en se désolant de constater que, même les injures, il avait pris le pli de les cracher en anglais.
- Scheiß Land ! (Pays de merde!), reprit-il, en s'appliquant à utiliser sa langue maternelle.
-Un problème Bill?
L'intéressé se retourna, découvrant son frère légèrement redressé dans son lit, l'air encore totalement endormi. Avec ses conneries, il avait réussi à le réveiller, ce qui, entre nous, n'était pas une mince affaire.
-Pas grand chose, je règle quelques différents avec ton sac et les États-Unis d'Amérique.
-Si ce n'est que ça... J'ai cru un instant que tu étais devenu fou, et que tu parlais tout seul.
Ils rirent tous les deux. Un peu.
-Rendors toi, il est encore tôt, fit doucement le brun.
-Inutile, je crois que je n'en ai pas envie. Cela fait longtemps que je n'ai pas aussi bien dormi.
Le dreadé se redressa un peu, s'asseyant complètement dans son lit. Il fronça les sourcils :
-Qu'as-tu dans la main?
-Euh... Quelque chose qui a eu la chance d'échapper à l'écrasement de mon postérieur...
-Ton postérieur inexistant, ouais! le coupa Tom en riant.
Bill eu un faible sourire mais ne partagea pas l'hilarité de son frère. Il venait de prendre conscience de ce qu'il tenait réellement dans la main. C'était une photo, de la taille d'une carte postale, prise il y a deçà trois ans, lors de leur premier shooting. Le cliché avait vieilli cela ne faisait aucun doute, il avait beaucoup voyagé, aussi. Mais le regard identique des deux adolescents était déjà tellement profond, et leurs sourires portaient tellement de malice. Qu'il était aisé de se perdre dans un souvenir innocent! Mais le c½ur du jeune androgyne se serra lorsque ses yeux se posèrent sur le coin inférieur droit de la photo. En août 2005, il y avait tracé quelques mots, destinés à leur seizième anniversaire, un mois plus tard. Une fine chaine en argent, que Tom portait toujours, dissimulé sous ses grands t-shirts, avait accompagné son message : « Tom und Bill für immer. Ich liebe dich. ». C'était la déclaration la plus simple, et la plus sincère qu'il pouvait lui faire. Tom et lui, pour toujours. Il l'aimait. Et il l'avait trop longtemps négligé.
-J'ignorais que tu l'avais gardée, chuchota-t-il, en retournant la photographie.
-Elle a toujours été très importante pour moi, il m'est impossible de la quitter.
Bill examina minutieusement son frère. Il aurait tellement voulu pouvoir le protéger, l'aider du mieux qu'il pouvait mais il ne parvenait même pas à définir ce qui le menaçait. Le changement qui s'opérait en Tom semblait être plaisant, pour le blond comme le brun, mais aucun d'eux ne savait si c'était réellement bon.
-Tom... Tu me dirais s'il y avait quelque chose qui n'allait pas, n'est-ce pas?
-Ça va, ne t'inquiète pas pour moi, répondit Tom en tentant un faible sourire.
-Tu sais bien que c'est impossible, mon premier souci a toujours été ton bien-être.
Ce fut au tour de Tom de détailler son frère. Bill était tellement gentil et, un jour, cette gentillesse se retournerait contre lui, et le perdrait. Peut être. Plus tôt qu'ils ne le pensaient tous les deux.
-Merci Bill.
[ ... ]
Les jets d'eau s'écrasaient sur les épaules du jeune chanteur et éclaboussaient son torse, ses abdominaux puis ses hanches. La cabine de douche offrait toutes les options d'un centre de massage mais Bill ne prenait même pas la peine de s'en servir. Tout cela avait cessez de l'amusez. S'il pouvait tout recommencer, où serait-il aujourd'hui? « Certainement pas ici », pensa-t-il amèrement. Il dormirait encore, son frère à ses côtés, en savourant leurs derniers jours de vacances scolaires, avant la rentrée. Peut-être aurait-il eu une petite appréhension pour sa première année en faculté. Au lieu de cela, il était là, sous une douche qui valait au moins sept fois le revenu mensuel d'un européen moyen. Il attendait la fin d'une année qui n'arriverait sans doutes jamais. 2007 avait filé à une vitesse extravagante, 2008 semblait s'échapper de la même manière. Il fut soudain frappé par la réalité de son existence. En réalisant ses rêves, il avait perdu l'unique chose qu'il pensait acquise : la proximité qu'il entretenait depuis toujours avec son frère.
FLASH BACK
-Je n'peux pas... Je ne peux pas ! Je n'y arriverais jamais!
Bill. Zurich, Suisse. 29 novembre 2005. Tom est en train de perdre ses moyens. Pour notre premier concert en tant que Tokio Hotel, notre première représentation de l'album Schrei, Tom sera incapable de jouer. Admirez le terrible concours de circonstances! Nous en rêvons depuis des années, et maintenant que cela se présente, le stress paralyse Tom et le rend capable de rien ! ... J'essaye d'en rire mais son angoisse a également pris place dans mon corps. Elle palpite dans mes veines, acidifie mon oxygène et assèche ma bouche. En vérité, elle me fait plus mal que si elle avait été mienne. Étrangement, je ne la ressens pas. J'ignore si vous avez déjà vécu cela. Cette montée en adrénaline exponentielle qui n'explose qu'à son apogée. C'est alors que se produit un phénomène extraordinaire : une seconde naissance s'offre à vous, et alors, vous vous sentez vivre.
-C'est au dessus de mes forces, je ne peux pas y arriver Bill, tu le sais, tu me connais bien.
-Je te connais Tom, et c'est justement pour cela que je sais que tu peux le faire.
-Non...
-S'il y a quelqu'un qui est capable de monter sur scène ce soir et d'émouvoir tout le public jusqu'aux larmes, c'est toi, Tom. Souviens-toi hier soir à l'hôtel, Tomi. Tu ne peux pas savoir tout ce que tu m'as fait ressentir en jouant.
-Il n'y avait que toi, à ce moment là.
-Je serais là.
Le dreadé enfoui sa tête dans les bras ouverts de son frère. Plus que jamais il semblait flotter dans ses vêtements trop grands. Le brun resserra son étreinte autour du corps tremblant de son jumeau.
-Ça va aller Tom. Viens, j'ai quelque chose à te montrer.
Ensemble, ils traversèrent les quelques couloirs qui formaient les coulisses, et s'arrêtèrent devant une porte. Intrigué, Tom demanda :
-Bill? Qu'est-ce que ...
-Écoute.
Il n'était pas difficile de percevoir ce que Bill voulait faire entendre à son frère. Au delà de du panneau gris, il ne semblait y avoir qu'une chose : des cris. Même d'ici, ils procuraient d'agréables frissons au chanteur. Il en était convaincu, ce pour quoi il était né se tenait derrière cette porte. Le public, son public. Ses fans.
-Écoute-les, reprit-il.
Les centaines de cris s'étaient mués en une seule voix :
-Wir wollen Tokio Hotel ! Wir wollen Tokio Hotel !
Le brun sourit, le blond lui lança un regard interrogateur.
-N'est-ce pas ce pour quoi nous nous battons depuis des mois, des années? N'est-ce pas ce à quoi nous rêvons depuis toujours? Je sais que tu peux le faire, non pas parce nous en sommes obligés, mais parce que c'est ce dont nous avons envie depuis que nous sommes gamins.
Deux larmes roulèrent sur les joues encore trop rondes du guitariste. Malgré ses seize ans, le jeune dreadé avait gardé ses traits d'enfant. Ce qu'il était encore un peu, finalement. A l'âge où certain continuent à être terrifié par la présentation d'un exposé devant une classe de trente élèves, lui s'apprêtait à entamer une carrière où il serait amené à se produire devant des centaines de milliers de personnes, à être épier dans ses moindres faits et gestes, à subir un pression constante,... Comprenez-vous qu'il puisse ressentir une once d'angoisse à l'idée de faire ses premiers pas dans un tel monde?
Du bout de l'index, le chanteur recueillit l'une des deux larmes sur la joue droite de son guitariste. Puis doucement, légèrement, très lentement, il effaça la deuxième perle de chagrin du visage du dreadé par un baiser. Tom frissonna... Et s'effondra dans les bras de son frère.
-Qu'importe où nous serons demain, dans cinq, dix ou quinze ans. Qu'importe ce que nous devenons, tu n'as pas à avoir peur, parce que je suis là mon Tomi.
Bill serra le corps de son jumeau contre le sien. Très fort. Pour ne jamais qu'on le lui enlève. Pour ne jamais le perdre.
-Allez les garçons, on se dépêche, ça va être à vous! Il faut vous équiper!
FIN DU FLASH BACK
Tom. ... Au fond je ne désire que ça. Être avec toi.
Le guitariste lâcha son stylo. Il venait de rédiger plusieurs pages manuscrites. Mais ses mots palpitaient encore, alourdis par le poids de la confession qu'ils venaient de délivrer.
___
Et voilà, je vais prévenir tout le monde!
A bientôt,
Kami-Chu.